Je deteste ca. C’est toujours pareil. On croit que cette fois, les choses ont change, on croit qu’on a change, nous-meme, pour finir par se rendre a l’evidence: tout revient comme avant. Apparement c’est juste une question de contexte.
Et voila. Retour aux doutes, retour aux faiblesses, aux crises.
Je suis le poisson qu’on a sorti du bocal pour quelques temps, qui a vu la mer, qui a vu le monde sous un autre angle. Il respire. Une, deux, trois bouffees d’oxygene. Et d’un coup, le voila a nouveau pris dans les filets, et le voila qui se retrouve a nouveau dans un bocal, a tourner en rond comme un imbecile.
Je me demande si je reussirais un jour a sortir de ce cercle vicieux de merde. Mais comme j’ai envie de leur cracher a la gueule, de cracher a la gueule de toutes ces personnes aveugles, qui ne realisent pas dans quel engrenages elles s’enfoncent de jour en jour. Mais reveilez vous putain!
Non, ils preferent avancer les yeux fermes dans un monde qu’ils connaissent trop, dans un monde de medisance, de commerages, dans un monde d’apparence et d’hypocrisie. Le monde est lache, lache parce qu’il s’enferme dans cette routine si confortable et previsible, lache parce qu’il connait trop ses limites qu’il s’est lui meme impose, ces choses “qui se font” et celles “qui ne se font pas”.
Et moi, petite particule de ce monde grouillant, petit etre pathetique qui n’arrive pas a s’empecher d’etre influence par le milieu qui l’entoure. Moi qui un jour, libre dans la mer, fait le serment d’etre quelqu’un, et puis le lendemain, une fois dans le bocal a nouveau, redevient cette autre personne que je deteste. Cette personne qui pue le laxisme, la resignation, la perdition a des kilometres. Moi, je reste la, les bras balands, a ne rien foutre, je me laisse emporter par les vagues devastatrices de cette masquarade, de cette foule de conneries que j’appelle “ma vie”.
Pathetique. Je suis pathetique. C’est trop facile d’etre fort quand on est entoure de gens qui vous poussent a l’etre. C’est trop facile de garder la tete haute quand tout nous encourage a le faire. Mais c’est encore plus facile de baisser la tete des que les difficultes se presentent, des qu’on se retrouve berce par un milieu souille, par un milieu ou le concept “evolution” (ajoutez un “re” au debut du mot, c’est pareil ici) n’en n’est qu’a son balbutiement…
je suis, comme tout le monde, victime d’une dualite qui m’empoisonne. Je suis le bourreau et la victime, je suis cet etre qui croule sous les coups, mais qui ne veut pas abandonner, mais je suis aussi cet autre etre qui s’amuse a regarder le premier essayer, encore et encore, et qui lui souffle au creux de l’oreille “essaye autant que tu veux, ca ne changera jamais”.
