J’etais reveillee toute la nuit a penser a ce que je te dirai si jamais tu m’appelles.
Je m’imaginais des discours, des tirades de rage et de colere, des reporoches et des cris.
Je m’imaginais meme des scenarios si jamais je te vois, des scenarios de moi qui gueule comme je ne l’ai jamais fait, de moi qui te crache dessus, de moi qui t’humilie, d’inversement de role: maintenant, cest toi qui as peur de moi, c’est toi qui es soumis a moi, a mes desirs, a ma vengence. Maintenant, c’est toi qui se sens sal et laid. Maintenenant, c’est toi qui es vulnerable. Maintenant, c’est toi qui es depourvu de tout, de toute dignite et de tout espoir.
Tu ne vaux, desormais, plus rien.
Et le pire? Ce n’est que les consequances de tes propres actes. Tu as vu comme tu es moche?!
Et puis j’arrette, et j’y pense.
Je ne suis pas capable de tout ca, c’est toujours moi la faible, et c’est toujours toi qui es en controle de moi.
Je tremble en pensant a toi, comment me permetrai-je alors de penser que je serai capable de cette illusion que je me cree?!
Tu as encore du pouvoir sur moi. Tu me possedes, tu possedes mes pensees, mes reves, mes jours, mes nuits. Tout mon etre.
